Se perdre pour sauver l’autre …

Si il est un domaine où l’égalité devrait être la règle, c’est bien celui des relations dans le couple.

Chacun devrait apporter et recevoir en égale quantité.

Pas apporter pour recevoir, mais apporter par plaisir, pour satisfaire l’autre.

Chacun œuvrant dans le même état d’esprit (et pas uniquement le Vendredi 😉 ) les deux tourtereaux donnent et reçoivent sans compter et le couple croit et se développe béatement.

Cet équilibre naturel n’est malheureusement pas toujours respecté. Certains couples se fondent sur un déséquilibre maladif et destructif. Il arrive en effet qu’un des deux tourtereaux se fixe comme objectif de sauver l’autre.
Le sauver de quoi me direz-vous ? La liste est longue et n’a de limite que votre imagination … Sauver d’une enfance malheureuse, de manque de chance dans sa vie, d’avoir subit trop de mauvais coup, de ne pas être né du bon coté de la frontière, de la tristesse, du handicap, d’un caractère impossible, …

Et pourquoi donc le sauver ?
Un fond de gentillesse, un manque de confiance en soi sont généralement les deux ingrédients de base.
En effet, sans confiance en soi on ne peut regarder plus haut, nous n’en serions pas digne! Seules les personnes dans le malheur, la détresse, la peine, la difficulté pourraient avoir envie de s’intéresser à nous. Leur fardeau devient un petit peu le notre, nous nous sentons plus utile, notre ego est regonflé….

Malheureusement dans la plupart des cas nous venons de mettre un doigt, une main, un bras dans un cercle vicieux, un tourbillon qui va nous entraîner à notre perte…

Certes nous prenons une partie du fardeau sur nos frêles épaules. Les circonstances elles ne changent pas, notre désormais moitié ne change pas non plus. Son caractère, son mode de vie, son attitude, ses amis, ses goûts, ses limites ne changent pas, ou si peu. Si nous ne réussissons pas à atténuer ses maux, à inverser la courbe c’est que nous ne nous y prenons pas correctement. Nous voilà donc à nous poser des questions, à infléchir notre comportement pour remédier à la situation.
C’est ainsi, que petit à petit, avec la meilleure volonté du monde, pour la soi-disant bonne cause, nous nous perdons nous même…
Nous ne devenons plus que l’ombre de nous même, nous bafouons nos valeurs de jadis, nous ignorons notre culture, nous perdons notre identité, notre petite lumière, notre vivacité s’étiole.

Nos amis se détournent, notre famille nous alerte, nos fondations se fissurent, nos repères s’évaporent .

Parfois, la chance nous rattrape; elle nous met une bonne paire de claque et nous réveille. Le chemin est long, la pente est rude, la sortie n’en sera que plus belle.

Trop souvent, à tout faire pour sauver l’autre, le comprendre, l’aimer on se perd vraiment.

Si ces lignes peuvent servir un jour de décharge électrique, de prise de conscience à ne serait-ce qu’une seule personne, elles auront rempli leur rôle.

 

 

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12 thoughts on “Se perdre pour sauver l’autre …

  1. Cette envie de sauver l’autre est une façon de se valoriser. On a l’impression de servir à quelque chose. C’est bon pour l’ego. Jusqu’à ce que cela se retourne contre nous. Cela crée des rapports biaisés dès le départ. Pas étonnant que ça se finisse mal!
    Quand la chance nous rattrapage il faut la saisir sans hésiter.
    Un article très juste qui je l’espère sera lu par le plus grand nombre.

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  2. Personne n’est une infirmière ou un sauveur. La volonté doit venir de l’autre. Malheureusement, très souvent, il ne l’a pas. Prendre de la distance, toujours ce mot magique … que faire lorsqu’on est optimiste, libre et volontaire ? Rencontrer er son alter ego semble cause perdue … quel que soit le jour de la semaine

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  3. Personnellement je pense que dans un couple heureux l’amour, la complicité et la force de la relation se multiplient avec le temps. Avant de faire pour l’autre, il est important de s’aimer et de se respecter soi-même et de considérer l’autre comme un partenaire de vie qui a confiance en lui, et non pas comme une béquille. Nous ne somme pas le psy de notre futur conjoint, être psy, c’est un métier ! La véritable blessure est plus difficile à déceler que l’on ne le croit, à se prendre pour le sauveur, on risque de couler avec celui là même que l’on voulais sauver…

    Liked by 3 people

  4. sans vouloir sauver l’autre, on peut tout de même se perdre..
    m’enfin… j’essaie de ne penser qu’aux bons moments, de mettre de côté les mauvais.
    c’est mieux, sinon je vais m’éteindre.

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