Daily Archives: 9 January 2018

Plaisirs…

Elle c’est plaisir

Le plaisir de la voir
Le plaisir de son sourire
Le plaisir de sentir son regard sur moi
Le plaisir de ses petites attentions
Le plaisir qu’elle prête attention
Le plaisir de nos discussions
Le plaisir de nos corps
Le plaisir de te lire
Le plaisir de t’écrire
Le plaisir de t’entendre
Le plaisir de l’écoute, la sienne, la mienne
Le plaisir de la confiance
Le plaisir de se sentir vivre
Le plaisir du partage
Le plaisir de l’échange
Le plaisir d’avancer
Le plaisir d’être soi

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Se perdre pour sauver l’autre …

Si il est un domaine où l’égalité devrait être la règle, c’est bien celui des relations dans le couple.

Chacun devrait apporter et recevoir en égale quantité.

Pas apporter pour recevoir, mais apporter par plaisir, pour satisfaire l’autre.

Chacun œuvrant dans le même état d’esprit (et pas uniquement le Vendredi 😉 ) les deux tourtereaux donnent et reçoivent sans compter et le couple croit et se développe béatement.

Cet équilibre naturel n’est malheureusement pas toujours respecté. Certains couples se fondent sur un déséquilibre maladif et destructif. Il arrive en effet qu’un des deux tourtereaux se fixe comme objectif de sauver l’autre.
Le sauver de quoi me direz-vous ? La liste est longue et n’a de limite que votre imagination … Sauver d’une enfance malheureuse, de manque de chance dans sa vie, d’avoir subit trop de mauvais coup, de ne pas être né du bon coté de la frontière, de la tristesse, du handicap, d’un caractère impossible, …

Et pourquoi donc le sauver ?
Un fond de gentillesse, un manque de confiance en soi sont généralement les deux ingrédients de base.
En effet, sans confiance en soi on ne peut regarder plus haut, nous n’en serions pas digne! Seules les personnes dans le malheur, la détresse, la peine, la difficulté pourraient avoir envie de s’intéresser à nous. Leur fardeau devient un petit peu le notre, nous nous sentons plus utile, notre ego est regonflé….

Malheureusement dans la plupart des cas nous venons de mettre un doigt, une main, un bras dans un cercle vicieux, un tourbillon qui va nous entraîner à notre perte…

Certes nous prenons une partie du fardeau sur nos frêles épaules. Les circonstances elles ne changent pas, notre désormais moitié ne change pas non plus. Son caractère, son mode de vie, son attitude, ses amis, ses goûts, ses limites ne changent pas, ou si peu. Si nous ne réussissons pas à atténuer ses maux, à inverser la courbe c’est que nous ne nous y prenons pas correctement. Nous voilà donc à nous poser des questions, à infléchir notre comportement pour remédier à la situation.
C’est ainsi, que petit à petit, avec la meilleure volonté du monde, pour la soi-disant bonne cause, nous nous perdons nous même…
Nous ne devenons plus que l’ombre de nous même, nous bafouons nos valeurs de jadis, nous ignorons notre culture, nous perdons notre identité, notre petite lumière, notre vivacité s’étiole.

Nos amis se détournent, notre famille nous alerte, nos fondations se fissurent, nos repères s’évaporent .

Parfois, la chance nous rattrape; elle nous met une bonne paire de claque et nous réveille. Le chemin est long, la pente est rude, la sortie n’en sera que plus belle.

Trop souvent, à tout faire pour sauver l’autre, le comprendre, l’aimer on se perd vraiment.

Si ces lignes peuvent servir un jour de décharge électrique, de prise de conscience à ne serait-ce qu’une seule personne, elles auront rempli leur rôle.